« Utiliser la chaleur résiduelle comme source d’énergie alternative »
Tereos souhaite utiliser la chaleur résiduelle comme source d’énergie alternative, annonce la Ville d’Alost. Une étude est en cours afin d’examiner si la chaleur résiduelle issue du processus de production de Tereos peut être utilisée pour chauffer les nouveaux bâtiments et fournir de l’eau chaude. La Ville d’Alost envisage de raccorder des bâtiments communaux à ce réseau de chaleur.
« Depuis cette année, les nouveaux projets de construction ne prévoient plus de raccordements individuels au gaz. Les promoteurs immobiliers doivent donc rechercher des sources alternatives d’énergie collective et durable, telles que les pompes à chaleur ou la chaleur résiduelle via des réseaux de chaleur », indique l’administration communale d’Alost.
Bâtiments communaux
« Odebrecht, le promoteur du projet résidentiel Zuidkaai sur l’ancien site d’Electrabel, a conclu un accord d’intention avec le gestionnaire de réseau Fluvius, la Ville d’Alost et l’usine de glucose et d’amidon Tereos Starch & Sweeteners », précise la Ville. « L’objectif est d’examiner si la chaleur résiduelle issue du processus de production de Tereos peut être utilisée pour chauffer les nouveaux bâtiments et assurer l’approvisionnement en eau chaude. L’étude devra déterminer s’il est techniquement et économiquement viable d’installer un réseau de chaleur dans lequel Tereos agirait comme producteur de chaleur. Si un tel réseau peut être installé, la Ville examinera la possibilité de raccorder ses propres bâtiments communaux. Parallèlement à cette étude, la Ville fait également établir une carte de zonage thermique en collaboration avec la province. »
L’échevine des Permis d’environnement, Caroline Verdoodt (N-VA), et l’échevine de l’Énergie, Katrien Beulens (indépendante), soutiennent cette initiative. « L’étude d’un éventuel réseau de chaleur est une évolution positive. Depuis plusieurs années, Tereos récupère intégralement la chaleur résiduelle à haute température dans ses propres processus. En revanche, l’entreprise dispose d’un excédent de chaleur résiduelle à basse température. Cet excédent se dissipe littéralement dans l’air. La chaleur actuellement perdue pourrait être récupérée. Cela permettra de réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO₂ à Alost », déclarent-elles.
Odebrecht
Stefan Franck, directeur du développement de projets chez Odebrecht, se montre lui aussi enthousiaste. « En tant que promoteur immobilier, Odebrecht assume dans ses projets la responsabilité de construire de manière durable et respectueuse de l’environnement. Ici, à Zuidkaai, nous voulons aller encore plus loin et jouer un rôle de pionnier ; c’est pourquoi nous prenons également l’initiative de ce premier nouveau réseau de chaleur à Alost. Nous pourrons ainsi proposer des appartements Q-ZEN (Quasi Zéro Énergie), qui sont non seulement durables, mais offrent aussi des économies substantielles aux habitants », déclare-t-il.
Source : HLN
Rutger Lievens – 21-05-21